La méthode

Développé par Georges ROMEY dès 1980, sur la base du Rêve Éveillé Dirigé de Robert Desoillele Rêve Éveillé Libre est une méthode thérapeutique non directive, dont la particularité est de rompre avec la seule analyse intellectuelle des origines des troubles ressentis. Le REL libère la dynamique inconsciente de l’imaginaire par l’ «imagination active » (C.G. Jung), qui devient alors un agent d’harmonisation de l’être d’une incomparable efficacité.

Comment ça se passe ?

Le patient, détendu mais éveillé, laisse venir à lui un flux d’images, émotions, sentiments, etc., spontanés, comme dans un rêve ou une association libre. Ces images et matériaux émanent du langage symbolique de l’inconscient. Le conscient accepte de se les laisser « voir » et « ressentir ». Parmi ces contenus figurent des symboles et leur « grammaire combinatoire » qui permettent de l’émergence ce qui était jusqu’alors inaccessible. Ce processus naturel et spontané, permet les prises de conscience nécessaires et favorise le retour d’une libre circulation de l’énergie vitale. L’expérience clinique montre que ce processus est irréversible. Le matériau recueilli par le thérapeute pendant la séance de R.E.L se prête tantôt à une lecture Freudienne, plutôt analytique, tantôt se laisse traduire à l’aide de la pensée Jungienne, tant analytique qu’initiatique. Le matériel émergeant pourra également  être éclairé grâce aux apports de C. ROGERS, de P. DIEL, d’A. JANOV ainsi que de divers grands courants psychanalytiques qui permettront d’affiner encore leur compréhension.

La dynamique de l’imaginaire en œuvre dans une séance de Rêve-Éveillé-Libre est opérante et favorise l’intégration des contenus de l’inconscient. Cette dynamique imaginaire nous dit CG Jung est l’œuvre des archétypes et de la fonction transcendante. Elle est autonome et indépendante de la conscience. Par nature, ce cheminement est imprévisible, c’est la condition même de son efficacité. Cette rencontre avec l’imprévisible ne saurait être programmée ni faire l’objet d’une conduite directive. Cette constatation essentielle a conduit Georges ROMEY et les praticiens qui ont adopté cette méthode à lui donner le nom de Rêve Eveillé Libre. La non-directivité permet de respecter et de favoriser le processus évolutif du patient que CG Jung nomme « processus d’individuation ».

L’interprétation des images est-elle la même dans les rêves nocturnes que dans le Rêve-Eveillé-Libre ?

Le lecteur du Dictionnaire de la symbolique des rêves de Georges ROMEY se posera la question : le contenu des articles présentés, issu d’observations obtenues dans la situation de Rêve-Éveillé-Libre, est-il applicable aux symboles qui apparaissent dans le rêve nocturne ?

La réponse est affirmative. Quelle que soit l’image (onirique ou imaginaire), elle est « re-présentation ». Représentation issue à la fois des mémoires sensorielles et émotionnelles ainsi que de l’activité « naturelle » des réseaux neuronaux spécifiques à l’espèce humaine. Ces représentations surgiront en puisant en proportions variables tant dans le versant personnel ontogénique que dans le versant collectif ou phylogénique. Quand elles se réfèrent à l’inconscient collectif, ces représentations « répétées » depuis des milliers d’années et en quelque sorte pré-formatées par la matrice neuronale humaine, pré-formatées par ce que CG. Jung nomme les « archétypes », présentent un caractère d’universalité. C’est ce qui confère aux observations consignées dans le Dictionnaire de la Symbolique des Rêves une valeur incomparable. Elles offrent à tous les thérapeutes, à quelque école qu’ils se réfèrent, un guide sûr pour orienter leur interprétation.

La combinaison de ces symboles traduit, quant à elle, ce que nous enseigne à la fois la physique – le lien entre information et énergie et la neuropsychologie – le lien entre représentation et affect. Ainsi, représentations, affects et chaînes associatives témoignent d’une polarisation, d’une tension énergétique psychique. Elles expriment un complexe « personnel » (ensemble de représentations chargées émotionnellement) qui tend à se décharger. Représentations oniriques ou imaginaires sont ainsi le fruit de la dynamique psychique personnelle, dynamique d’harmonisation ou de rééquilibration propre au processus d’individuation.

La dynamique de l’imaginaire mise en œuvre dans le REL agit sur deux axes :

- Un axe thérapeutique, soignant, sur lequel se déploient des énergies réparatrices, modifiant les enregistrements neuronaux responsables des phobies, des incertitudes identitaires, des états dépressifs et des traces laissées par des événements traumatisants tels qu’accidents ou interruptions de grossesse par exemple. Les représentations symboliques qui se manifestent sur cet axe relèvent de l’inconscient personnel et se laissent traduire surtout dans un langage freudien.

- Un axe initiatique, qui favorise le développement personnel, et dont l’action repose sur l’émergence de valeurs universelles, véhiculées par les grands archétypes identifiés par C.G. Jung. Cette action se déploie dans le sens d’un élargissement du champ de conscience, donc d’un agrandissement de l’être et de sa mise en harmonie avec l’insaisissable « sens de la vie » !

 

Enseigné depuis plus de 20 ans,

reconnu en tant que méthode à part entière par la Fédération Française de Psychanalyse et de Psychothérapie (FF2P) depuis 2005,

le REL a aujourd’hui son école : L’EREL.

L’EREL propose divers cursus allant de l’initiation à la méthode jusqu’à la profession de Psycho-analyste en REL.